Méthode

L’analyse psycho-organique

L’analyse psycho-organique a été développée par Paul Boyesen dans les années 70. Cette technique puise ses sources dans la biodynamique, pratiqué de son vivant par Gerda Boyesen, mère de Paul et de deux sœurs, elles-mêmes impliquées dans la démarche. L’organique est en quelque sorte la racine, l’héritage du profond auquel Paul Boyesen ajoutera le verbe et le langage, c’est l’analyse.
L’analyse psycho-organique travaille avec l’inconscient et avec le corps. Les analystes psycho-organiques aiment à dire qu’ils travaillent avec le corps mais pas forcément sur le corps. La méthode associe le travail analytique, l’expression corporelle et émotionnelle.

L’analyse psycho-organique s’appuie sur quatre axes thérapeutiques.

L’axe psychanalytique.
D’inspiration, Freudienne (conscient, inconscient), Jungienne (Inconscient collectif, archétype) ou Lacanienne (L’inconscient structuré comme un langage), la partie analytique de la méthode s’appuie entre autre sur l’utilisation du transfert et du contre-transfert. La qualité de la relation thérapeutique est ici fondamentale. La confiance rendu possible par l’accueil du praticien permet les différentes projections et favorise le passage de l’inconscient vers le conscient.

L’axe psycho-énergétique et psychocorporel
Le corps tient une place importante dans L’analyse psycho-organique sans pour autant être un support de travail en tant que tel. La méthode, comme évoqué précédemment, est inspirée des approches de W. Reich, A. Lowen (bioénergie) et G. Boyesen (biodynamique). Le corps est traversé par les émotions. Ces émotions “s’engramment” au corps comme aurait pu le dire W.Reich en parlant de la cuirasse musculaire. Elles s’enkystent dans la matière et finissent par bloquer la circulation énergétique dans le corps. Le travail en analyse psycho-organique libère ces émotions et relance la circulation énergétique.

L’axe de la psychologie humaniste
Une grande importance se situe sur la relation et le dialogue entre le psychothérapeute et l’analysant, chacun étant vu comme une personne à part entière. Le thérapeute, dans L’analyse psycho-organique, n’est pas celui qui sait et le patient celui qui ne sait pas. L’analysant peut, à travers ce positionnement, découvrir plus aisément son identité dans sa propre expression en lâchant la résistance de ses contrats inconscients.

L’axe philosophique et “sensologique”.
En analyse psycho-organique, il est tenu compte du “sens” tant sur le plan de la direction que sur le plan du ressenti. La direction et le sens que nous prenons sont comme une ligne horizontale sur laquelle nous nous déplaçons à chaque instant avec plus ou moins d’aisance de confort et de facilité. Le ressenti est comme une ligne verticale qui nous traverse et avec laquelle nous sommes dans un contact plus ou moins confortable avec notre intérieur, notre profondeur. Nous sommes en mouvement dans l’existence sur la ligne du sens, de la direction mais sans cesse agit par la ligne de nos émotions, de nos ressentis

A travers l’utilisation de ces 4 axes, l’analyste psycho-organique favorise pour son patient, les conditions idéales de l’émergence chez ce dernier de ressources ignorées. Ce travail permet à l’individu de se s’approprier, voire de se “réapproprier” son corps, sa psyché et son esprit.

Formation

J’ai été formé par l’école française d’analyse psycho-organique (L’EFAPO)
L’ EFAPO est un institut d’enseignement supérieur libre qui depuis plus de 30 ans forme des praticiens en Analyse Psycho-Organique dont le cycle de formation de base est réparti sur quatre ans, donnant un enseignement approfondi de la psychothérapie corporelle analytique actuelle.
Héritière de la Psychologie Biodynamique, la méthode de thérapie enseignée est l’Analyse Psycho-Organique dont le fondateur est Paul Boyesen. Cette approche thérapeutique poursuit l’héritage des apports freudiens, reichiens et jungiens, enrichie de modèles dynamiques, mettant la notion d’expérience au centre du travail thérapeutique.

Déontologie

La déontologie est l’ensemble des règles morales qui régissent l’exercice d’une profession. Je me réfère au code de déontologie de la SOFRAPSY (Société française des analystes psycho-organique)

Principaux extraits du code de déontologie de la SOFRAPSY:

Compétence professionnelle, supervision et formation continue

L’analyste Psycho-Organique a suivi une psychothérapie et une formation complète et certifiée à la psychothérapie en Analyse Psycho-Organique

 

Il reste en contact avec son processus personnel afin d’avoir une conscience de soi et fait superviser sa pratique afin d’éclairer le rôle qu’il joue avec ses clients, la place que cela lui donne dans le processus thérapeutique et le jeu de ses propres projections.

La supervision de la pratique des Analystes Psycho-Organique est obligatoire. Le superviseur ne peut pas être simultanément le psychothérapeute d’un praticien et son superviseur.

L’analyste Psycho Organique doit par ailleurs rester au fait de la recherche scientifique et des développements dans le domaine de la psychologie et de la psychothérapie, ce qui implique une formation permanente et continue.

Thérapie

Le praticien doit indiquer sa qualification dans la méthode à laquelle il a été formé.

Le praticien utilise sa compétence avec le plein respect pour les valeurs et la dignité de son patient/client, au service de l’évolution de ce dernier. Cela signifie qu’il s’engage à :

  • Apprécier la situation psychologique de chaque patient et lui proposer une stratégie globale de traitement de ses souffrances psychologiques
  • Laisser au client son libre arbitre
  • Respecter la règle du secret professionnel, de la confidentialité et de l’anonymat
  • Ne pas utiliser de méthodes violentes ou abusives
  • Ne pas passer à l’acte (violences physiques, acte sexuel) avec son patient / client
  • Indiquer si nécessaire à son patient/client une réponse ou une méthode plus adaptée ou complémentaire à sa situation
  • Clarifier son cadre de travail avant de démarrer le travail avec des informations objectives : méthode employée, fréquence des rendez-vous, conditions financières et si cela est pertinent la durée envisagée de la psychothérapie.

Le praticien sera particulièrement attentif, du fait qu’il encourage régression et projection, à respecter l’histoire et le désir du patient/client. Il y a abus dans cette relation, dès que le praticien utilise la confiance de son patient/client afin de satisfaire son intérêt personnel, que ce soit sur le registre de la sexualité, de la violence ou des liens sociaux et économiques. Toutes les formes d’abus représentent une infraction aux divers codes déontologiques de la pratique de la psychothérapie.

Les principes éthiques définis ci-dessus doivent également être respectés pendant ses travaux de recherches et lors de leur publication. Les intérêts du patient/client demeurent toujours la priorité.

Sur demande, ou en cas de litige, le psychothérapeute doit informer le client de la possibilité de recours.

Secret professionnel

Le praticien, et son éventuelle équipe, sont soumis au secret professionnel au sujet de ce qui pourrait leur être confié pendant la pratique de leur profession, dans les limites légales de la confidentialité.
Seuls les cas explicitement prévus par la loi ou les cas de consentement écrit du patient /client permettent de révéler certaines informations à autrui.
Il peut y avoir exception en cas de danger clair, menaçant la personne ou autrui, et qu’ainsi le psychothérapeute pourrait éviter.

Affiliation

Je suis affilié dans le cadre ma pratique à la société des analystes psycho-organique (SOFRAPSY)

SOFRAPSY est une association de thérapeutes, formés à l’analyse psycho-organique et qui souhaitent faire de la psychothérapie un outil pour tous : nous sommes convaincus, en tant que praticiens, qu’elle permet non seulement de surmonter des difficultés et des souffrances qui font partie de l’expérience humaine, même si nous avons parfois du mal à nous en débrouiller seuls, mais aussi de mieux se connaître et de déployer ses potentialités de vie.

www.sofrapsy.fr

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